La mode Victorienne

    La reine Victoria

Pour parler de la mode Victorienne, nous devons d’abord aborder la condition de la femme dans la société de cette époque.

Au cours de cette période coïncidant, du moins pendant la plus grande partie du XIXe siècle, avec le règne de la Reine Victoria (1837–1901), le statut de la femme s'est compliqué du fait d'une conception à la fois singulière et très répandue de ce que devait être l'« idéal féminin ».

Le corps féminin est perçu comme pur et n'inspirant aucun dégoût, hormis dans ses périodes de menstruation. Il n'est pas de bon ton que la femme porte du maquillage ou quelque autre accessoire destiné à l'embellir, de même que des vêtements dévoilant la peau, des bas ou tout autre type de sous-vêtement. D’où l’abandon des grands chapeaux en 1835 par des bonnets, les grands chapeaux donnaient un air charmeur aux vêtements.

La robe du second empire laisse la place à une robe plus fournie et plus stricte.

La jupe des années 1830 est devenue plus large et s’oriente vers une forme de dôme. Le corsage et les manches changent littéralement. Le corsage s’est allongé en forme de V et la ligne de couture de l’épaule s’est encore abaissé. Les manches gigot ont disparu et ont laissé place à des manches plus étroites. Ces modifications limitaient les mouvements des bras et donnaient à l’apparence féminine une sorte de vulnérabilité...Une femme victorienne pouvait souligner sa modestie en portant des cols et des manchettes (Engageantes) indépendantes de la robe. Les deux étaient souvent en blanc et donnaient un air de raffinement et de délicatesse. Le châle en cachemire réapparut doucement et pouvait accentuer cet air.

Après 1860, la silhouette change et ses facteurs sont principalement l’invention de la machine à coudre (facilitant la conception), les colorants (disposer de couleurs intenses), le changement de la crinoline et bientôt son remplacement par une matière plus douce et plus facile à porter. L’arrière de la jupe change elle aussi doucement et prend de la tournure par son style « à la Polonaise ».

En 1875, ce style devient extrême donnant à la jupe de longues traînes à plusieurs niveaux lourdement ornées de fioritures, de plis, de volants, tresses et franches.

L’autre caractéristique principale du changement de style a été l'introduction du corsage cuirasse qui fléchit devant et remonte un peu sur les hanches. Par après sa forme se rallonge davantage et atteint les cuisses.

    Bal en 1875, peinture de James Tissot    

En 1880 la mode prend une toute autre tournure et se transforme presque radicalement. La forme de la jupe change et la traîne s’efface pour se faire remplacer par un surplus de draperies et de volants haut placés. Les manches des bustiers s’affinent, deviennent plus plates et couchées. On voit le corset se transformer pour être plus confortable. Ces changements donnent à la silhouette un aspect plus sévère, moins frivole.

Vers la fin de ce siècle les manches « Gigot » refont surfaces et s’amplifient de manière légèrement exagérée.

En 1890 arrive la mode "Belle Epoque".


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