
 « La belle époque » comme Les Français l’ont appelée est l’époque de 1895 à 1914.
 La belle époque est une période propice aux luxes et autres privilèges qui se lisent principalement dans ses vêtements. Rétrospectivement, nous pouvons voir qu'il s'agit d'une époque très distincte du début du 20ème siècle. Malgré son appartenance au nouveau siècle, la mode vestimentaire reste en harmonie avec les vêtements élaborés au siècle précédent. Ce n’est qu’après 1915 que cette mode va littéralement changer en particulier à cause de la guerre et du changement de statut de la femme dans la société.
La silhouette après 1890 change et nous pouvons percevoir ces changements par la disparition de la tournure dans les robes de jour. La traîne disparaît et se remplace par une jupe étendue à l’ourlet. Les manches gigot refont leur apparition mais prennent des ampleurs disproportionnées. Nous le remarquons surtout en comparaison avec la taille minuscule due au corset.
Dans les années 1890 et jusqu'en 1910, la jupe à godets est revue pour être plus assortie au style de la veste qui, elle, a suivi l’évolution de la silhouette de l’époque. D’autres éléments seront revus comme « le tailleur » qui sera pensé pour les hommes mais aussi pour les femmes et « le chemisier », plus léger, sera préféré au corsage car plus confortable pour voyager. Ce n’est qu’en 1900 que le tailleur sera fermement établi dans la mode vestimentaire féminine.
Dans cette image de « nouvelle femme », proche de la mode masculine nous remarquerons que les tenues des dames se composent le plus souvent d’un chemisier brodé et d’une jupe sans trop de fioritures. La cravate avec broche et le jabot deviennent eux aussi partie intégrante de la mode féminine. La nouvelle tendance se veut « Gibson ».
La blouse ou chemisier prend une nouvelle importance et se porte par toutes les classes. Elle devient plus travaillée et s’enjolive par la présence de nervures fines, de broderies, d’appliques, de plis et de dentelles. Le corset suit aussi cette mouvance et perd sa silhouette en « Sablier », dont seul les femmes d’âge mûr gardent le port, pour prendre la forme d’un « S ».
Le corset en forme de « S » paraît dans la période 1902 et donne une courbure bien spécifique à la femme. En effet, la taille trop sanglée force les hanches et le torse, qui lui ne possède aucun soutient, à se pousser vers l’avant d’où la forme du « S ». La mode accentue cet effet par des jupes étroites au niveau de la taille et des chemisiers serrés au col et aux épaules puis bouffants au niveau du buste et des poignets.
La tenue de jour donne un aspect rigide et dur de la femme par cette abondance de tissus cachant la splendeur du corps féminin mais la nuit le corps se voit sculpté avec sensualité par des courbes fluides et des décolletés généreux laissant place à une quantité de bijoux.
Vers 1908 à 1913 la silhouette Edouardienne reprend petit à petit une ligne plus droite ou les hanches sont effacées, produit surement par la forme du corset qui atteint presque les genoux. La mode reprend la ligne empire ou directoire et dans les grands couturiers de ce nom, le styliste « Paul Poiret » s’en démarque. L’Orient jouera un grand rôle sur la mode vestimentaire et sera un point important de l’inspiration de l’époque jusqu’en 1914 ou la mode changera radicalement à cause de la guerre.
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